Banque et Crypto : Le Crédit Agricole lance son stablecoin Euro "EURXT" sur Ethereum
Le Crédit Agricole, grande banque historique de France, lance son stablecoin EURXT sur Ethereum et CACEIS lorgne sur Meria. Découvrez comment la finance traditionnelle est en train de prendre le contrôle de l'écosystème crypto européen.
C’est de nouveau un tournant historique pour la finance française et européenne. Le Crédit Agricole, l’une des plus grandes institutions bancaires du continent vient d’annoncer le lancement officiel de son stablecoin EURXT. Émis sur la blockchain Ethereum, c’est un nouveau stablecoin adossé à l’euro qui est émis le jour de l’application totale du règlement MiCA.
La conformité avant tout
Entièrement conforme à la nouvelle réglementation européenne MiCA (Markets in Crypto-Assets), ce nouveau jeton numérique marque une nouvelle fois l’entrée en force des acteurs bancaires traditionnels dans l’écosystème de la finance décentralisée.
L’EURXT ne représente pas seulement un simple nouveau stablecoin. Ce jeton répond avant tout à un besoin crucial de la banque d’intégrer ces solutions afin de rester au goût du jour et de proposer une sécurité et une rapidité accrue à ses investisseurs institutionnels. En effet, ces derniers sont de plus en plus attirés par les actifs numériques tels que la cryptomonnaies et cherchent à transférer des fonds instantanément, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, tout en s’affranchissant parfois de la forte volatilité des cryptomonnaies comme Bitcoin.
En s’alignant d’emblée avec les exigences strictes du règlement MiCA, le Crédit Agricole garantit à ses clients une transparence totale ainsi que des réserves financières d’une solidité irréprochable pour chaque jeton émis dans le commerce.
Une stratégie d’acquisition ambitieuse : Meria
Pour soutenir cette ambition de grande envergure, la banque française ne se contente pas de concevoir un simple jeton numérique. Sa filiale spécialisée dans la conservation d’actifs CACEIS, serait en négociations exclusives pour acquérir Meria, la plateforme française de gestion d’actifs numériques. Anciennement connue sous le nom de Just Mining, l’entreprise a été fondée par Owen Simonin, le célèbre entrepreneur et influenceur plus connu sous le pseudo de Hasheur.
Meria serait pour le Crédit Agricole, une acquisition stratégique majeure qui lui permettrait d’intégrer immédiatement une expertise de pointe dans le staking et la gestion d’actifs numériques puisque Meria est agréée MiCA depuis peu de temps.
CACEIS, qui possède déjà l’agrément PSAN depuis 2023, consoliderait de cette manière sa position de leader européen de la garde crypto pour les clients institutionnels.
Bien entendu, ces informations sont à prendre avec des pincettes car ni Meria, ni le Crédit Agricole n’a confirmé ces rumeurs de presse. Nous en saurons probablement plus dans les prochaines semaines.
Les banques française en ordre de marche
Cette annonce majeure du Crédit Agricole s’inscrit dans une dynamique sectorielle devenue ultra-compétitive ces derniers mois.
Il est impossible de ne pas faire le parallèle direct avec les initiatives récents de la Société Générale via sa filiale FORGE, la banque au logo rouge et noir qui a lancé l’EURCV sur Ethereum. Ce premier stablecoin bancaire d’envergure a véritablement ouvert la voie et inspire aujourd’hui les plus grands géants bancaires, qui cherchent à répliquer ce modèle d’infrastructure financière hybride.
De son côté, le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Épargne) n’est pas en reste. À travers sa filiale baptisée Exarq, l’institution accélère également son intégration des technologies décentralisés en ouvrant très concrètement l’accès et l’achat de cryptomonnaies à ses millions de clients particuliers comme professionnels.
Vers une adoption de masse institutionnelle
Le lancement de l’EURXT par la Crédit Agricole confirme que les grandes banques ne considèrent plus les blockchains comme une menace lointaine, mais comme une opportunité historique de modernisation de leurs outils. L’implémentation choisie sur le réseau Ethereum, la blockchain de référence pour les contrats intelligents, assure d’ailleurs une interopérabilité maximale avec les applications existantes.
Au sein de l’Europe, la course aux stablecoins bancaires et désormais bel et bien lancée, et la France mène le peloton de tête.